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    CARLOS NUNES...ROSALIA DE CASTRO

     
     
    musique de 
    CARLOS NUNES
     
      
     
    texte poème de
    ROSALIA DE CASTRO
     
    dicen que no hablan las plantas
    on dit que les plantes ne parlent pas
    ni las fuentes ni los pajaros
    ni les fontaines ni les oiseaux
    ni el onda con sus rumores
    ni les vagues avec ses rumeurs
    ni con su brillo los astros
    ni avec leur brillance les astres
    lo dicen pero no es cierto
    on le dit mais ce n'est pas vrai
    pues siempre cuando yo paso
    comme toujours quand je passe
    de mi murmuran y exclaman
    de moi on murmure et exclame
    hay va la loca soñando
    là va la folle rêvant
    ahi va la loca
    là va la folle
    ahy va soñando
    là elle va rêvant
    con la eterna primavera
    avec l'éternel printemps
    de la vida y de los campos
    de la vie et des champs
    ahy va la loca
    là va la folle
    ahy va soñando
    là elle va rêvant
    con la eterna primavera
    avec l'éternel printemps
    de la vida y de los campos
    de la vie et des champs
    y ya bien pronto bien pronto
    et très bientôt très bientôt
    tendra los cabellos canos
    elle aura les cheveux blancs
    y ve temblando aterida
    tremblants réfrigérés
    que cubre la escarcha el prado
    givre qui recouvre l'herbe
    hay canas en mi cabeza
    il y a des cheveux blancs sur ma tête
    hay en los prados escarcha
    il y a sur les herbes du givre
    mas yo prosigo soñando
    plus je continu à rêver
    pobre incurable sonambula
    pauvre incurable somnanbule
    con la eterna primavera
    avec l'éternel printemps
    de la vida que se apaga
    de la vie qui s'éteind
    y la perenne frescura
    et la vivace fraîcheur
    de los campos y las almas
    des champs et des âmes
     ahi va la loca
    là va la folle
    ahy va soñando
    là elle va rêvant
    con la eterna primavera
    avec l'éternel printemps
    de la vida y de los campos
    de la vie et des champs
     ahi va la loca
    là va la folle
    ahy va soñando
    là elle va rêvant
    con la eterna primavera
    avec l'éternel printemps
    de la vida y de los campos
    de la vie et des champs
    y la perenne frescura
    et la vivace fraîcheur
    de los campos y las almas
    des champs et des âmes
    aunque los unos se agostan
    bien que les uns se flétrissent
    aunque las otras se abrasan
    et bien que les autres s'embrasent
    astros fuentes y flores
    les astres les fontaines et les fleurs
    no murmureis de mis sueños
    ne sont pas que des murmures dans mes rêves
    sin ellos como admiraros
    sans eux comment vous regarder
    no como vivir sin ellos
    ni comment vivre sans eux
    astros fuentes y flores
    les astres les fontaines et les fleurs
    no murmureis de mis sueños
    ne sont pas que des murmures dans mes rêves
    sin ellos como admiraros
    sans eux comment vous regarder
    no como vivir sin ellos
    ni comment vivre sans eux 
     
      
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     

    NOS PERES NOUS ONT LEGUES...LA TERRE

     
     
    sois comme le feuillage au vent
    souple, léger et chantant
    sois comme l'eau de l'océan
    fluide, douce et dansante
    sois comme la terre des champs
    forte, solide et résistante
    sois comme le feu du volcan
    insaisissable et brulant
    connais le Feu, connais la Terre
    connais l'Eau, connais l'Air
     
    nos pères nous ont légué des terres, des forêts, des sources
    et des traditions vivantes.
    nous sommes en train de les assassiner.
    de les éradiquer, d'en priver les générations à venir
    et d'en faire des souvenirs morts, figés sur des pellicules pétrolifères,
    ou perdu dans l'oubli des mémoires atrophiées,
    faute de transmission.
    laisserons nous pour seul héritae à nos enfants
    des parkings, des futuroscopes,
    des bassins de décantation ?
    quelle honte ! quel gachis !
    à l'époque où l'on brandit le vacable de conviviabilité
    creux à force de ne plus vouloir rien dire
    puisqu'on a inventé ce terme alors que son concept n'existe plus
    tué par la jalousie, le nivellement, l'indifférence
    à l'heure où la chaleur n'existe plus
    où les veillées semblent appartenir à un autrefois
    situé dans un ailleurs magique et inaccessible
    pourtant si facile à frabchir
    où l'amitié s'est travestie en rivalité du paraitre et de la rutilance
    où l'entraide signifie écrasement et englobement
    ou ne signifit plus rien du tout
    comme ces fausses valeurs me blessent aux entournures
    celles qui donnent bonne conscience pour un sou à la quête
    pour un cierge à mentir
    mais qui n'offrent pas le sourire gratuit et inégalable
    à la solitude qui s'étiole
    mais qui rogne et broie impitoyablement les différences
    les aptitudes ou aspirations d'un enfant
    et efface son sourire et tarit son appétit à vivre
    en le précipitant dans le grand hachoir des manipulations
    qui ne tendra pas la main à cette vieille qui se meurt d'être recluse
    alors qu'on n'écoute plus ses souvenirs
    ni la richesse de ses mains qui ont su vivre
    qui ne connait plus le respect d'elle
    l'indifférence tue la mémoire et l'espoir
    avec la bonne conscience d'un confort carcéral
    comme ses fausses valeurs me donneraient la nausée
    si je n'en avais point d'autres nichées 
    dans le creux des arbres tordus
    ou dans le coeur d'un vieux oublié
    flamboyant dans le soleil, dans la flamme et dans le vent
    et si je n'espérais pas qu'un jour
    on les remplace par l'entraide et la solidarité
    qui permettent à chacun et à tous les peuples
    à tous les terroirs
    de se retrouver soi-même et de s'accomplir
    dans sa riche différenciation au lieu du grand hachoir
    totalitaire de cette soi-disant égalité castratrice et indifférenciée
    apprécier les coutumes d'un peuple n'induit pas de les adopter pour soi
    ni d'imposer les siennes ailleurs
     
     
     
     
     

     

     

     

     

     

     

     

    LE DIEU CORNU

     
     
    le Dieu a été vénéré depuis la nuit des temps
    il n'est pas le dieu sévère et tout-puissant
    du christianisme du judaïsme et de l'islam
    ni simplement l'époux de la Déesse
    Dieu et Déesse
    ils sont UN et égaux
    nous voyons le Dieu dans le Soleil qui brille ardemment
    auu-dessus de nos têtes pendant le jour
    et dont le cycle des levers et couchers gouverne nos vies
    sans le Soleil l'existence serait impossible
    il a donc été vénéré en tant ue Source de toute vie
    faisant jaillir la vie de la graine endormie
    et reverdir la Terre après la froidure
    et les neiges de l'hiver
    le Dieu est aussi le gardien des animaux sauvages
    sous le nom de Dieu Cornu
    il est parfois représenté avec des cornes sur la tête
    symbolisant le lien qui l'unit à ces bêtes
    à une époque antérieure
    on considérait que la chasse faisait partie
    des activités qui relevaient du Dieu
    alors que la domestication des animaux était perçue
    comme étant du ressort de la Déesse
    les forêts vierges, les déserts brûlants
    et les hautes montagnes
    sont le domaine du Dieu
    puisque les étoiles sont tout simplement des soleils éloignés
    on considère parfois qu'elles relèvent du Dieu
    le cycle annuel de l'éclosion
    de la maturité et de la moisson
    a été longtemps associé au Soleil
    d'où les fêtes solaires européennes
    encore célébrées par la Wicca
    le Dieu et la moisson venue à maturitée
    le vin enivrant extrait des raisins
    les épis d'or ondulant dans un champs désert
    les pommes brillantes suspendues aux rameaux verts
    l'épée
    les cornes de bois
    la lance
    le cierge
    l'or
    le diamant
    la flêche
    la baguette magique
    le couteau
    comptent au nombrez des symboles souvent utilisés
    pour décrire ou vénérer le Dieu
    parmi les créatures consacrées au Dieu
    il y a le taureau
    le chien
    le serpent
    le poisson
    le cerf
    le loup
    l'aigle
    le dragon
    au temps jadis
    le Dieu était le Ciel-Père
    le Deu de la pluie et de l'éclair
    il s'est uni à la Déesse-Mère
    ensemençant la Terre
    célébrant sa fertilité
     
    je suis le Roi céleste et resplandissant
    qui inonde la Terre de chaleur
    et appelle la semence cachée de la création à se manifester
    je brandis mon épée de lumière
    pour éclairer la vie de tous les êtres
    et répands quotidiennement mon or sur la Terre
    mettant en fuite les puissances des ténèbres
    je suis le maître des bêtes libres et sauvages
    je cours avec le loup agile
    plane avec le faucon sacré qui se détache sur le ciel miroitant
    mon pouvoir émane des forêts anciennes et des lieux sauvages
    et les oiseaux du ciel me révèrent en chantant
    je suis aussi la dernière récolte
    qui offre ses fruits à la faucille du temps
    afin que tous puissent être nourris
    vénérez en moi le Soleil de la création aux mille et un noms
    l'Esprit du Cerf Cornu dans la Nature
    la récolte sans fin
    soyez témoins de ma naissance
    de ma mort
    et de ma résurection
    dans le cycle des fêtes annuelles
    et sachez que tel est le destin de toute création
    je suis l'étincelle de la Vie
    le Soleil radieux
    le dispensateur de la Paix et du Repos
    je répands mes grâces
    pour réchauffer tous les coeurs
    et fortifier tous les esprits
     
     
     

    LA DEESSE-MERE

     
     
    la Déesse est la mère universelle
    source de fertilité
    d'infinie sagesse et de tendres caresses
    dans la Wicca
    elle revêt trois aspects différents
    la jeune fille
    la mère
    la grande mère
    symbolisées par la lune croissante
    la pleine lune
    la lune décroissante
    elle est à la fois le champ non labouré
    la moisson et la terre endormie sous le gel
    elle enfante l'abondance
    la vie est un présent de la Déesse
    la mort n'est pas l'oubli, les ténèbres
    mais le repos succédant au labeur de l'existance matérielle
    l'existence humaine entre les incarnations
    la Déesse est la Nature
    la Nature entière
    tornade et ondée printanière
    berceau et tombeau
    même si elle possède les deux natures
    nous les Wiccas la vénèront en tant que dispensatrice de fertilité
    d'amour et d'abondance
    bien qu'ils reconnaissent également son côté sombre
    nous la voyons dans la Lune
    dans la Mer insondable et mouvante
    dans les pousses vertes du début du printemps
    elle est l'amour et la fertilité incarnés
    Mère des cieux
    Source Divine
    Matrice universelle
    Grande Mère
    la wicca utilise plusiers symboles pour lui rendre hommage
    le chaudron
    la coupe
    la bipenne
    la fleur à cinq pétales
    le miroir
    le collier
    le coquillage
    la perle
    l'argent
    le cristal
    elle reigne sur la Terre
    ses créatures sont nombreuses et variées
    le lapin
    la chouette
    le chat
    le chien
    le cheval
    le troglodyte
    l'abeille
    l'araignée
    la licorne
    la Déesse a été représentée comme une chasseresse
    courant avec ses chiens
    une déité céleste traversant le ciel à grands pas
    laissant derrière elle une trainée de poussière d'étoiles
    la Mère éternelle portant un enfant
    la tisserande de nos vies et de nos morts
    elle est omniprésente, immuable et éternelle
     
    je suis la Grande Mère
    vénérée par toute la création
    existant avant que celle-ci n'ait la conscience
    je suis l'énergie féminine originelle
    infinie et éternelle
    je suis la chaste Déesse de la Lune
    Dame de la Magie
    les vents et les feuilles frissonnantes chantent mon nom
    sur mon front je porte le croissant de lune
    et mes pieds reposent sur la voûte étoilée
    je suis le mystère indéchiffré
    le chemin qui s'ouvre
    le champ que la harrue n'a jamais retourné
    réjouissez-vous en moi
    et trouvez la plénitude de la jeunesse
    je suis la Mère bénie
    la gracieuse Dame des moissons
    j'ai pour vêtement la fraîcheur
    la profondeur miraculeuse de la Terre
    et l'or des champs de blé mûr
    les marées de la Terre-mer m'obéissent  
    toutes choses viennent à maturité en ma saison
    je suis le refuge et la guérison
    je suis la Mère dispensatrice de vie
    admirablement fertile
    vénérez en moi la Vieille
    gardienne du cycle sans fin de la mort et de la renaissance
    je suis la roue
    l'ombre de la Lune
    je gouverne les marées humaines
    et apporte aux âmes fatiguées délivrance et régénération
    bien que j'ai pour domaine les ténèbres de la mort
    je fais don de la joie de la naissance dans la lumière
    je suis la Déesse de la Lune
    de la Terre et des Mers
    mes noms et mes attributs sont innombrables
    je dispense Magie et Pouvoirs
    Paix et Sagesse
    je suis l'éternelle Jeune Fille
    la Mère de tout ce qui existe
    la Vieille Femme de l'ombre
    et je répands sur vous les grâces de l'Amour illimité
     
     
     
     

    J'AI TROUVE UN...

     
     
     
    c'était un après-midi de novembre...
    il me prit une envie de forêt,
    de sentiers couverts de feuilles mortes
    où l'on marche à grands pas
    en faisant voler ces reliefs de belle saison
    et puis c'était l'époque des champignons
    je me munis donc d'un panier
    d'un couteau et claquais la porte
    quelques instants plus tard
    je baignais dans les sentiers d'automne
    et me mis à farfouiller les alentours en quête de bolets
    mousserons, lépiotes, golmottes,
    et autres compagnons des bois...
     
     
    la pluie s'en venait...
    j'avisais un tertre surmonté d'un grand chêne
    dont les racines coiffaient les vestiges d'un mur...
    en son centre un ancien foyer m'offrait l'abri de son manteau
    comme je m'adossais au fond de l'âtre
    une pierre à moitié descellée tomba
    révelant une seconde paroi
    un double mur...
    j'aventurai mon bras au travers du trou
    et explorai timidement le fond...
    de la terre...
    des cailloux...
    des brindilles...
    froid !
    du métal...
    du métal ?
    du cuir...
    plongeant les deux mains j'en sortis...
    un...
     
     
     
     

    PETIT PEUPLE

     
     
     
     
    au confins de Faërie
    dans les profondeurs brumeuses
    le rumeur elfique court
    elle murmure, elle chuchotte
    que les Hommes sont en péril de malevie
    qu'ils perdent le goût de la vie
    au détourt d'un buisson
    mes oreilles ont bien entendu
    Moi, Aredhel
    et elfes lumineux, fées faiseuses de bien,
    lutins gourmets, marmousets de grande renommée,
    et autres êtres de la forêt...
    nous autres qui en Petit Pays vivons
    voulons que de bonne constitution restiiez
    avons décidé
    le Petit Peuple ayant agréé
    de commencer à vous réveiller