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L'AME D'AUTREFOIS Ils ont injecté aux gens la honte fort déplacée de leur condition
et l'irrespect de la Nature. En donnant à leurs villages des allures
rébarbatives, en leur enseignant à saccager la Terre, à se boucher
les oreilles au passé et à fermer les yeux sur les coutumes, en leur
déversant tout l'artificiel, ils leur ont fait perdre leur dignité et leur
belle joie de vivre. Et leurs pas sonnent faux sur la Terre épuisée.
S'acharnent à rendre laid ce qui est naturellement beau et sain,
l'indifférence et l'intolérance, la mesquinerie et la mégalomanie
empoisonnent et corrompent les mentalités, les comportements
et le paysage.
Où sont nos joies simples, le coeur à l'écoute de notre sang
qui fait vivre juste, le plaisir de prendre sa terre à pleine mains,
d'humer la senteur des bois de son enfance ?
Qui éprouve encore cet élan, cette reconnaissance pour son terroir,
devant les épis blonds si lourds qu'ils se courbent sur leurs tiges,
et sent son coeur se gonfler en soupesant les grappes noires et
gorgées de liqueur de soleil ?
Pourquoi laisser la Vie tourner toute seule, sans se joindre à la
ronde des saisons, en arriver à passer à côté des vendanges,
des moissons, des solstices, de l'amitié vrai, de la Forêt,
des sentiers, des sourires, du soleil couchant...
Qui se souvient des veillées, des festins, de l'entraide,
des récits colorés, des chataignes grillées...
Qui se souvient ? Qui ne regrette pas ?
Mais qui ferait le simple geste de jeter le "faux" aux orties,
de regarder dehors, d'ouvrir sa porte ?
Ne pas oublier le langage du coeur et du sang...
On a fait taire la voix des vieux chênes.
Mais quelque part, en certains d'entre nous, une ardeur se réveille,
on perçoit les vieilles forces sourdre du rocher et de la Terre
et nous étreindre le coeur.
Il suffit de les écouter, de les suivre pour faire flamber
la Vie.
Redevenir ce que nous sommes vraiment, fier de notre sang
que rien ne peut étouffer, et secouer toutes ces fausses données.
Car si nous ne pouvons pas être nous-mêmes nous ne sommes
rien...
NOSTRADAMUS - centurie I Estant assis de nuit secret estude,
Seul repousé sus la selle d’ærain, Flambe exigue sortant de solitude, Fait proferer qui n’est à croire vain. La verge en main mise au milieu de BRANCHES
De l’onde il moulle & le limbe & le pied. Vn peur & voix fremissent par les manches, Splendeur diuine. Le diuin prés s’assied. Quand la lictiere du tourbillon versée,
Et seront faces de leurs manteaux couuers, La republique par gens nouueaux vexée, Lors blancs & rouges iugeront à l’enuers. Par l’vnivers sera faict vng monarque,
Qu’en paix & vie ne sera longuement: Lors se perdra la piscature barque, Sera regie en plus grand detriment. Chassés seront sans faire long combat
Par le pays seront plus fort greués: Bourg & cité auront plus grand debat, Carcas.Narbonne auront cueurs esprouués. L’œil de Rauenne sera destitué,
Quand à ses pieds les aesles fallliront, [failliront] Les deux de Bresse auront constitué Turin, Verseil que Gauloys fouleront. Tard arriué l’execution faicte
Le vent contraire, letres au chemin prinses Les coniures.xiiij.dune secte Par le Rosseau senez les entreprinses. Combien de foys prinse cité solaire
Seras, changeant les loys barbares & vaines. Ton mal s’aproche:Plus seras tributaire La grand Hadrie reourira tes veines. De l’Orient viendra le cueur Punique
Facher Hadrie & les hoirs Romulides, Acompaigne de la classe Libycque, Trembler Mellites:& proches isles vuides. Serpens transmis dens la caige de fer
Ou les enfans septains du roy sont pris: Les vieux & peres sortiront bas de l’enfer, Ains mourir voir de son fruict mort & crys. Le mouuement de sens, cueur,pieds,& mains
Seront d’acord.Naples,Leon,Secille, Glaifues,feus,eaux:puis aux nobles Romains Plongés,tués,mors par cerueau debile. Dans peu dira faulce brute,fragile,
De bas en hault esleué promptement: Puys en instant desloyale & labile Qui de Veronne aura gouuernement. COMPENDIUM MEDICINALIS LES ALCOOLATS
le nom d'alcoolat est donné à la présentation obtenue soit par distillation
de l'alcool sur des substances végétales, soit par macération de plantes
dans l'alcool.
chez les elfes son nom est "eau d'immortalité".
LES ONGUENTS
cette préparation est généralement un mélange composé d'huile et
de corps gras. ces baumes ont des odeurs suaves, excepté ceux réalisés
avec de la graisse animale, et sont destinés à tout usage.
LES LINIMENTS
ils poursuivent le même but que les onguents. de composition plus fluide,
ces lotions sont d"usage externe.
LES EMPLATRES
d'usage externe, cette préparation, composée de corps gras et de résine,
se différencie des onguents par son aspect compact et son adhérence.
cette formule est utilisé pour les crevasses et les déchirures de l'épiderme.
LES ESSENCES
produits fluide, volatil et aromatique, extrait des végétaux, il en existe des
plus bizarres comme celles réalisées à partir d'ambroisie ou de mandragore.
elles sont couramment utilisées en usage externe.
LES EXTRAITS
ce sont des substances concentrées obtenues par évaporation d'un suc tiré
d'une plante. il existe des extraits aqueux ou alcoolisés.
LES HUILES
ces matières grasses liquides sont d'origine végétale, minérale ou animale.
LES MIXTURES
ces mélanges de diverses substances sont plus ou moins liquides.
de leurs dosages complexes résultent des effets secondaires étranges
ou déplaisants.
LES POTIONS
ces breuvages sont destinés à être pris à petite dose.
la plupard du temps sucrés, elles ont un goût amer.
elles sont utilisées pour leurs qualités intrinsèques.
LES POUDRES
la fabriquation des poudres demande beaucoup d'opérations minutieuses.
de la dessiccation au mortier, cela prend du temps.
LES INCANTATIONS
nombreuses sont les formules permettant de soulager les maux.
les plus puissantes d'entres elles peuvent se substituer aux précedents
principes, mais cela demande une maitrise totale.
GAIA, AVANT ET MAINTENANT : aveugles et sourds ? Au temps jadis ses forêts étaient peuplées
La Mère et toute sa compagnie
Dansaient très souvent dans les vertes prairies
Telle était la Vie commune.
Je parle d'une époque depuis des centaines d'années révolue...
Mais maintenant, on ne voit plus jamais ses Femmes, ses Hommes,
Et ses êtres des forêts.
Car à présent la "grande charité" des prêtres de canton
Et d'autres saint frères
Qui "scrutèrent" chaque parcelle, chaque rivière,
Et même les poussières aux rayons du soleil,
"Bénissant" couloirs, chambres, cuisines et tables,
villes et bourgs, châteaux et tours,
Granges, bergeries et laiteries,
Vous, Nous, Eux,
Animaux de Terre, d'Air et d'Eau,
Forêts et prairies,
Arbres, fleurs, plantes,
Terre, vent et pluie...
Voilà pourquoi on ne les voit plus, on ne les entend plus,
Ses Etres des Forêts,
Ses femmes et ses Hommes de Nature,
Car là où Vivaient d'habitude ses gens
Marche maintenant le prêtre.
Pendant la nuit et au petit matin,
Pendant le jour et au soleil couchant,
Récitant ses matines et ses offices saints
Pour nous "amener" dans sa paroisse.
Mais ses Femmes, ses Hommes peuvent toujours se promener sans angoisse
Dans ses forêts et dans ses prés,
Car dans chaque buisson et derrière chaque arbre
Le prêtre n'existe plus
Les êtres de la forêt y vivent encore,
Ils sont leurs Eternels Amis...
Nous, Femmes, Hommes, Etres de la Nature
Le savons, le voyons, l'entendons,
Gaia est la vie...
Et vous,
L'avez-vous vraiment oubliée ?...
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